L’enregistreur numérique de vidéosurveillance : clé de voûte du dispositif

Le DVR (Digital Video Recorder), pour reprendre le vocable des professionnels, ou enregistreur numérique de vidéosurveillance est la pièce maîtresse de tout système de vidéosurveillance. Sans lui rien ne peut exister véritablement. Avec lui tout devient possible puisque entre autres fonctions de base, il permet d’enregistrer, de stocker, de relire et d’archiver les images.
Il n’en est pas moins vrai que depuis les enregistreurs simples adaptés à des budgets limités jusqu’aux enregistreurs haute résolution de qualité professionnelle, l’offre est suffisamment large pour que le néophyte s’y perde un peu. Et ce, d’autant plus que les écarts de prix vont au bas mot du simple au quintuple.

Un enregistreur numérique de vidéosurveillance pour quels besoins ?

L’achat pertinent est dès lors celui qui répond à la problématique de chaque entreprise avec en amont la nécessité d’évaluer les besoins au plus juste, en se plaçant si possible dans le cadre d’un dispositif susceptible d’évoluer avec le temps. L’idéal est donc de choisir un DVR qui possède des canaux disponibles en cas d’ajout de nouvelles caméras de sécurité, en sachant que plupart des enregistreurs numériques de vidéosurveillance offrent des entrées pour 4, 8, et 16 caméras.
En tout état de cause, cette juste évaluation relève de l’analyse de 5 grands facteurs.
• La durée d’enregistrement
• La norme de compression
• L’accessibilité
• La simplicité d’utilisation
• La qualité du service après-vente

La durée d’enregistrement

La durée d’enregistrement est le temps de rétention pendant lequel on souhaite conserver les images enregistrées. Elle dépend de la qualité des images (qualité plus élevée = durée plus courte) et de l’espace disponible sur le disque dur de votre enregistreur numérique de vidéosurveillance. À cet égard, il est recommandé d’opter pour un disque dur pré-installé, prêt à fonctionner et fiable, plutôt que de l’installer soi-même.

La norme de compression

Le principe fondamental de la compression vidéo est de réduire autant que possible les redondances d’informations dans les données, sans bien sûr que cela ne soit visible de manière flagrante pour l’œil humain. Toute la difficulté réside donc dans le dosage entre un taux de compression qui s’améliore en même temps que la qualité d’image devient médiocre. Concrètement, les images sont compressées en format fichier puis enregistrées sur le disque dur de l’enregistreur numérique de vidéosurveillance.
Les normes de compression disponibles sur le marché des enregistreurs numériques de vidéosurveillance sont le MPEG4 (ancienne norme) et le H264 (nouvelle norme), cette dernière permettant de stocker à la fois plus d’images et plus longtemps (+42%), tout en offrant parallèlement un mode de transmission vidéo plus rapide.

L’accessibilité

L’alternative est simple : un système fermé accessible uniquement sur le site ou un système ouvert qui permet de visionner les images à distance ? La réponse apportée oriente là aussi le choix de l’utilisateur même si la quasi-totalité des enregistreurs numériques de vidéosurveillance sont désormais prêts à être reliés à Internet. Tout ce dont on a besoin alors est une connexion ADSL sur le lieu ou se trouve l’enregistreur, ce qui implique du même coup de bien réfléchir à ce même lieu d’emplacement.

La simplicité d’utilisation

La simplicité d’utilisation d’un enregistreur numérique de vidéosurveillance est un critère de choix déterminant. Perdre son temps à faire des recherches de vidéo pour consulter un événement de quelques secondes ou minutes n’est pas concevable. Pour se rassurer, il faut demander une démonstration d’utilisation lors de l’achat. Il faut savoir que, contrairement aux idées reçues, un appareil bas de gamme est plus compliqué à utiliser qu’un appareil haut de gamme où, généralement, il suffit de taper une date et une heure pour trouver et consulter la séquence voulue via une télécommande ou une souris.

La qualité du service après-vente

Il faut s’assurer non seulement de l’existence d’un service après-vente, mais également de sa présence locale. Un bon service doit garantir une réparation rapide de l’enregistreur numérique de vidéosurveillance (moins de 5 jours ouvrables) et surtout proposer un matériel de remplacement si nécessaire. Car la sécurité, par définition, cela n’attend pas…